Publications

9782342045161

le dernier ouvrage a pour titre « Vous aurez de mes nouvelles »

Editions La Société des écrivains (distribution Amazon)

Recueils de nouvelles – 98 pages – 145×210

ISBN : 9782342045161


« Personnellement, ma plume hésite et ma main tremble. Aussi je préfère taper les mots que les écrire. Et c’est bien naturel, je n’oublie pas que je suis percussionniste. Mon penchant s’exprime ainsi: préparateur plutôt que goûteur, musicien plutôt que mélomane, imprimeur plutôt que lecteur. Pas si simple d’aimer la matérialité d’un ouvrage alors que l’œuvre est censée la transcender, libérant au passage sa capacité d’illumination. Imprimer, dernier chaînon avant de semer au tout venant. »
Les images indélébiles d’une enfance parisienne et les figures truculentes des parents exilés, la musique et la littérature, Dieu et l’identité juive, la réalisation de soi et l’amour… Autant de sujets qu’aborde, avec une totale liberté de composition et d’arrangement, Y. Micenmacher au fil de ce texte constitué de fragments autobiographiques où dominent l’humour et la dérision, une certaine folie douce et l’irrévérence, une écriture déliée mais encore un profond regard sur l’existence.

 

Armand et Sarah

Autant que je me souvienne, on n’a jamais écrit une ligne sur Monsieur Armand et Madame Sarah. On ne s’est jamais dit quelle chance, on a des parents jeunes !

Ils ne faisaient ni jeunes ni branchés bien que la photo dise plutôt l’inverse. Mais soit, ils n’étaient plus jeunes puisqu’ils étaient juifs, nés en Pologne, débarqués en France sans papiers.

Armand et Sarah traversèrent l’Allemagne nazie dans une   voiture aux rideaux tirés. Ils payèrent le voyage à prix d’or en emportant le strict minimum.

La jeunesse d’Armand ne tenait pas dans les bagages. Idem pour Sarah.

De toute façon, le pays de Victor Hugo valait toutes les jeunesses aux chaussures défoncées par le froid polonais.

Combien de rides disparaissent sous le climat doux de la douce France? La question n’avait pas été débattue durant le voyage bien que certains clandestins avaient une idée là-dessus.